Poème: Le livre ou l’épée

S’allier pour survivre
« la fleur, le livre, ou l’épée »
Pauvres hères à jamais séparés…

Êtres arrogants qui suintent la haine
Et se faufilent comme une murène
A cet esprit qu’ils n’ont jamais vu
Terne
A cette folie qui chaque jour nous tue
Blême

Une étincelle au plus haut, s’allume et pétille
Triste nacelle qui de nouveau hésite et vacille
Déversant en l’espace des fragments de conscience
Qui ignorent, éparses, ce qui fit leur naissance

Ils filent loin, s’agitent
C’est un cœur en vie qui palpite
Et puis…
Se tait

Comment survivre au néant ?
Se cacher tel l’enfant
Du vide qui les cerne
Qui n’a donc rien appris ?
Pas vu, pas pris…
Leurs frères de misère, écraser
Espérant atteindre l’éternité
A travers vengeances et guerres
Pour seul soi-même, protéger
Et en cela, échouer

Comment s’ouvrir à cet esprit ?
Qui depuis l’aube nous maintient en vie
De l’étincelle, un fragment
En nous subsiste, cet enfant
La fille des origines, elle seule nous illumine
De notre tréfonds, nous rappelle
Qu’il existe autre chose que le fiel

Cette gestalt gracile qui attend ce qui sera
Qui épie ces êtres d’Achille pour les lier au delà
Et depuis l’infini, nous permettre de créer
A travers notre ennui, nous promettre de s’aimer

S’allier pour survivre
« la fleur, le livre, ou l’épée »
Pauvres hommes à jamais séparés
S’ils s’entêtent à retenir leurs larmes
Pour mieux en brandir leurs armes


Commentaire:

Un poème écrit en 2001, qui parlait déjà de haine, de violence et d’intolérance. Etrange résonnance en ce jour. Il n’y a pas que ceux qui choisissent les armes qui sont aveugles. Ceux qui condamnent un peuple pour les actes de quelques uns ne voient pas mieux. Au delà des différences, il y a des êtres humains. Et comme dirait Brassens, un con reste un con.

 


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2 réflexions sur “ Poème: Le livre ou l’épée ”

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