Poème: Les pantins

des boeufs tire une charrue dans une terre sèche deafrique ou d'inde. Un homme lutte autant qu'eux pour pousser la charrue
© Sarangib

« Chante moi la série du nombre 2 que je l’apprenne aujourd’hui »
« Deux bœufs attelés à une coque, ils tirent, ils vont expirer, voyez la merveille… »
Tradition orale des druides

Jusqu’à la mort, tirer, traîner
Sous le mors, sentir sa peau se craqueler
Offrir sa vie en sacrifice
Pour notre monde en perdition
Et le monstre en dehors se hisse
Hors de l’espace des sensations

Lorsque l’anathème s’y abattu
Par son poids de haine submergea l’univers
Recouvrant la vérité même, le ciel et la terre
La vérité se tue, l’intensité se chut

Seule en leur travail substitua la volonté
Malgré crocs et pourriture acérée
Avide de dévorer…

Telle une île au relief strié d’écueils
Doux fractals que l’air recueille
Au fur et à mesure que l’eau décroît
Et s’échappe par la bonde qu’un enfant tira
Par curiosité, enflammée
Ou simple naïveté, libérée

La mort, la vie, complexité
Ersatz de beauté
Art et créativité
Semblant d’éternité
Piètre béton armé

Comme un enfant s’endort au mieux
Entouré de tendres, doux oreillers
Mais ils ne remplacent ou si peu
Une mère de tendresse, de douceur, lovée

L’homme s’attaque à l’infini,
Le démantèle et l’écartèle
Sur l’autel, la roue de notre folie
S’imagine avoir tout compris

Et ce pantin qui n’a ni âme, ni sang
De tailler, assembler, malaxer
D’emprisonner, l’eau, l’atome, le vent
Pour nourrir de sombres entités

Et l’être perdu, au soir contemple
Ses créations deviennent son temple
Le resteront jusqu’à sa mort
Celui qui, pour la vie, broie tout effort

Celle la même qu’il a renié
Pris d’une odieuse témérité
Il croit transparaître l’infini
Mais n’est que pris de jalousie
Car jamais ses mains n’éclairent les étoiles
Et elles seules peuvent déchirer le voile
Mais il n’ose plus y tourner son regard
Pour sa médiocrité simplement y voir

S’il ne lui reste qu’un sourire
Il pourrait l’offrir à son ire
Et enfin tout retrouver
A jamais pardonné.


Commentaire:
Je me rappelle que j’étais dans mon petit appartement d’étudiante. Je lisais un bouquin bien lourd sur les celtes et les druides. Cette extrait m’a inspiré un poème révolté. Parce que l’homme ne travaille plus la terre pour la cultiver mais pour l’empoisonner. Je ne suis plus très sûre de la signification de toutes les parties du poème. Parfois, j’ai dû mal à rerentrer dans ma tête ^^.


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