Poème : Gris, Noir, Blanc

une route droite et vide qui conduit dans le brouillard, terne
©JayMantri Pixabay

 

L’imagination se meurt de persécutions

Bande grise parcourue d’un fin ruban blanc
Etendue stérile qui s’allonge à l’infini
Mais ai-je le droit d’entrevoir, percevoir
Un zeste de couleur, malheur

Gris, noir, blanc, et de temps en temps une tâche rouge couleur de sang

Gris, noir, blanc
Froid si froid, logique subtile, espoir puérile
Rien qu’une file sans faille sans méandre, rectiligne

Gris, noir, blanc
Fuite en avant
Ne te retourne pas, rien autour de toi
Trace tout droit

Gris, noir, blanc
Marche sans fin que je finis à genoux
Dignité brisée, rêves estropiés
Regardez donc ce que vous avez fait
Monde sans couleur sans saveur

Il a disparu, le doré qui illuminait mon visage
Le vert qui berçait ma vision
Le bleu pur du ciel n’est plus que fumée azotée
Même l’argenté est terni

Votre or ne brille pas, il éteint

Ce cœur se rappelle la couleur, la saveur
Vert, orange rouge, rien ne bouge
Mon esprit jamais n’oublie que tous n’ont pas obéis
Et de ce corps ressort le goût du sucré, acidulé
Mon âme encore s’envole

Eau plate ou limonade ?
La vie

Gris, noir, blanc, racine carrée, monde stérilisé
Ou un enfant ne sait plus dessiner
Que des carrés
Celui que l’on a drogué pour l’empêcher de rêver
Bambin qui ne verra jamais rien, du soleil

Eveil

Est-ce l’avenir que vous nous réservez, préparez ?
Mais il est déjà là, ici-bas
Autour de moi je ne vois, que des zombies

Deux prunelles vides me fixent
Hall où l’on entasse les connaissances
Qui ne serviront jamais l’humanité

A quoi bon ?
Vous la détruirez
Et je suis seule à la pleurer…


Commentaire:

Un poème écrit à 17 ans durant une année scolaire qui n’en finissait pas. Sûrement écrit en court de maths. Les gens me semblaient vides, le monde, fade. Je me suis inspirée d’une nouvelle de Sci-Fi mais impossible de me rappeler de l’auteur ou du titre. Dans cette histoire, l’humanité vivait dans une cité de métal. Un enfant avait lu des livres et il rêvait de soleil et d’oiseaux. Les  adultes l’ont drogué pour qu’il ne fasse plus que dessiner des carrés et des droites parallèles.

Hum… C’était peut-être dans ce recueil, pas sûre. En tout cas, je vous le conseille, il m’a retourné le cerveau:

couverture du recueil pardonnez nous nos enfance. Une femme allaite un enfant qui la dévore
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