En un fruit de feu
Que je ne pourrais goûter
Telle la beauté sans nom
De l’odieux Telperion
Arbre de lumière
Qui se refuserait à la pitié
Tandis que s’endort la terre
Et la brume affamée
Et l’étoile avide
De donner
Etinceller de joie, qu’elle sème, éparpille
Rayonner de bonheur, que l’infini grapille
A petits pas
Voir se faner la joie
Pour sa grandeur
Aspirer l’or et l’horreur
Si longuement accumulée
En cette caverne soudain révélée
Que représentait l’avenir ?
Pour cette folle isolée
De toute éternité
Que put être sa vie ?
Si seul le néant peut l’entourer de ses bras
A quoi bon supplier chronos ?
Si seules les ténèbres l’effleurent de ses doigts
Et en une sombre métamorphose
L’ankylose
Et elle de donner
Son cœur, son âme
Et elle d’offrir
Jusqu’à ses mains
Dont l’espoir qu’elles détiennent
Se fane en un braillement
D’âne apeuré qui se verrait draguer
Comme un fleuve obstinément
Sans le moindre trésor
Car l’étoile n’est pas faite de métal
Et en son sein, animal
Palpite et coule
Le sang de la passion
Ténèbres, folie
Seul l’espace l’en envie
Avoir pour seul voisin, le cosmos
Et pour seule amie, l’entropie
Se renommant, hérésie
Commentaire:
Un poème qui date de mes 21 ans. J’étais encore à la fac, à fond dans la physique mais je commençais à regarder ailleurs, du côté de la Lorient et de la Moria, nostalgie de ce qui n’existe pas.
Je serais incapable de vous dire le sens exact de ces vers. Un poème un peu trop illuminé pour le moi d’aujourd’hui!
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Je suis aussi sur et !
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